mercredi 19 novembre 2008

Journée du 18 Mai 2008 « Paris – Marrakech »


Au moment ou nous nous préparons pour commencer l’enregistrement de nos bagages, le personnel de l’aéroport nous informe que l’horaire prévu de notre vol est annulé et que nous allons devoir attendre deux heures de plus.Pour nous consoler et nous aider à patienter, une collation nous est offerte. Nous faisons bon cœur contre mauvaise fortune.Les membres du groupe ont mis cette attente à profit pour faire de plus ample connaissance. Notre conversation à vite abouti au dénominateur commun qui nous réunit tous « La travail à Adoma ». C’est inévitable d’en arriver là. Nous nous voyons pour la première fois et nous n’avons rien d’autre à nous dire, que le travail et les conditions d’exercice de nos métiers respectifs. A 15 h 30 nous nous sommes rendus à la salle d’embarquement, c’est un peu la panique, mais nous avons réussi malgré tout à embarquer. Pendant la durée du vol « 2 h 40 », nous avons essayé chacun de notre côté de nous reposer comme on peut.

19h00 heure française, atterrissage à Marrakech. Les formalités douanières passées, l’approvisionnement en monnaie locale « Dirham » fait auprès des guichets bancaires de l’aéroport, nous nous dirigeons vers la sortie ou nous avons trouvé notre chauffeur qui nous attend timidement à la sortie, tenant à la main le signe de reconnaissance la pancarte portant la mention « vision du monde », l’organisme des voyages solidaires et avec lequel nous effectuons notre périple marocain dans le haut Atlas central.
Après le chargement des bagages, nous prenons la direction de l’hôtel « le Toulousain » situé dans une artère perpendiculaire à l’avenue Mohamed V, à un quart d’heure environ de l’Aéroport Marrakech La Ménara.
A l’hôtel, nous prenons possession des chambres pour la nuit, et accomplissons les formalités administratives hôtelières auxquelles tout étranger est soumis. A savoir le remplissage de la fiche d'Hôtel qui mentionne l’identité de la personne, le pays de provenance, la destination et le but du voyage. Une fois ceci fait, nous voilà repartis à la découverte de Marrakech. A ce moment précis Claude Fletcher, qui est arrivé avant nous à Marrakech et qui va faire le périple avec nous, arrive à l’hôtel. Nous l’embarquons avec nous et repartons vers la place Jamaâ El Fna, cette célèbre place, que tout touriste qui se respecte doit visiter au moins une fois.
Quelques 20 minutes après nous nous arrêtons devant la mosquée El Koutoubia, le temps de quelques photos et reprenons la route vers la Place.L’affluence qui se trouve dans cette avenue nous indique l’énorme popularité de ce lieu commercial de plein air, célèbre dans le monde entier.D’un commun accord nous nous laissons charmer par un serveur d’un des restaurants de plein air de la place Jamaâ El Fna pour diner et déguster un met marocain populaire.
Une fois le repas pris, nous partons a la découverte des rues populaires de Marrakech. Nous arretons dans un café situé autour de la place pour prendre un thé et contempler la place de Jamaâ El Fna, du haut de la terrasse de ce café. Quelques Photos plus loin, nous redescendons et reprenons le chemin du retour vers l’Hôtel pour dormir.« J’ai oublié de noter que certains d’entre nous , voulant acheter quelques friandises et fruits secs se sont retrouvés avec une quantité importante de Dattes et de figues séchées, sans oublier les abricots secs, ce qui nous a valu et sans résultat une séance de négociation avec le vendeur.»

Il faut dire que si l’on est pas vigilant, les vendeurs de la place, sont très habiles pour emberlificoter les touristes et leur vendre plus qu’il n’en faut de marchandises. Quand nous avons relaté cet incident à notre guide Lahoucine, il nous gratifié d’un sourire en nous précisant que Marrakech en réalité est Arnakech.

Journée du 19 Mai 2008 « Marrakech- Vallée Aït Bouguemez – Crête d’Adazene »


Ce jour nous nous réveillons tous en forme, nous déjeunons à l’hôtel. Notre Guide Lahoucine, vient nous saluer et nous souhaiter la bienvenue. Il nous informe que nous allons pouvoir charger nos bagages dans la voiture qui va nous conduire dans la vallée Berbère, la destination de notre périple Marocain. Mais d'abord , il faut que nous allions dans les quartiers populaires de Marrakech chercher Hélène, qui a passé la nuit chez l'habitant et qui va faire le périple avec nous.

Quelques minutes plus tard nous prenons la route pour la découverte de la Vallée berbère.
Lahoucine nous informe que le voyage vers la Vallée dure cinq heures en moyenne. 1 H 30 Plus tard nous faisons une halte à Demnate, pour boire un café et nous dégourdir les jambes avant de continuer vers Azilal où nous allons prendre le repas de midi.
Azilal, cette petite ville aux murs rouges, couleur de la terre du pays, cette terre ocre qui a buriné pendant des siècles les visages de ses habitant et leur à donné cette identité qui les distingue et dont ils sont fiers.
Nous faisons un petit tour dans la ville, question de patienter et de laisser le temps au restaurateur de préparer le thé « Ce Whisky Berbère » comme ils l’appellent et finir la préparation du repas.

Le Tajine au Mouton et aux légumes a chatoyé les palais des membres du groupe qui se sont régalés de ce met Typiquement Marocain, préparé à la mode berbère.
Une centaines de kilomètres plus loin nous nous arrêtons pour contempler la vallée qui nous ouvre ses bras pour nous accueillir. « La route est difficile et très sinueuses, mais le chauffeur qui donne l’impression de rouler vite, connaît son affaire et s’y trouve comme un poisson dans l’eau. »
Plusieurs virages et courbes plus loin, nous arrivons à Tabant, le chef lieu administratif de la Vallée de Aït Bouguemez. Nous ne sommes plus qu’à cinq kilomètres du Gite Aït Ayoub.

Aït Bouguemez : Aït veut dire dans le langage Berbère « Gens », et « Bouguemez » veut dire « Du Milieu » la vallée des gens du milieu, cette vallée est surplombée de deux bras de rivière en Y . C’est une vallée au sol très fertile. La verdure de ses vergers ( Pommiers, Poiriers, cerisiers, pêchers, abricotiers et Noyers très feuillus) montrent la qualité des fruits qui en sont le produit.

Les cultures maraîchères ( Pastèques, Melons, Tomates, oignons, carottes et pommes de terre ) complètent les produits de cette vallée, sans oublier bien entendu les céréales. Les alluvions charriés par les crues annuelles des eaux de la rivière participent à cette fertilisation dont bénéficie la terre de la vallée.

Les cultivateurs de la vallée peuvent réaliser jusqu'à deux récoltes dans l’année (céréales et ensuite Fruits et légumes de saison). Au bout de la vallée , il y a le village de Aït Bou Wlli. Chaque Village dispose de son grenier collectif. Certaines familles plus aisées, construisent leurs propres greniers. Ces greniers sont faits en trois étages, en terre en pisé. Le premier étage est réservé au bétail, le deuxième étage pour le stockage des céréales et le troisième est occupé par la famille. Il sert aussi de poste d’observation à partir duquel les gens du village surveillent la vallée et les cultures qui s’y trouvent.

L’organisation sociale et la gestion des affaires administratives des villages est confiée au Nayeb, celui ci est désigné par les représentants des familles des villages de la vallée. Il a la charge de gérer la distribution de l'eau réservée à l’irrigation, réguler les conflits qui opposent les villageois; en fonction de leurs intérêts et celui des villages. Si le conflit dépasse l’autorité du Nayeb; celui ci peut faire appel à l’autorité locale et lui transmet les éléments de la situation à traiter. Si par Malchance les villageois constatent que le Nayeb n’est pas dynamique dans la gestion des affaires, ils peuvent lui retirer la représentation et la confier à un autre Nayeb.

Après une promenade dans le village ou notre guide nous a fait un bref descriptif historique et géologique de l’endroit » cela remonte à l’époque des tiranausores », et après aussi observé des villageois qui construisent une maison en terre « en pisé », il nous invite à une petite promenade sur les crêtes d’Adazene, superbe point de vue sur la vallée de Bouguemez et le Djebel Azourki, ce col est à 290 m de dénivelées positives « Une petite mise en bouche en attendant le Tizi ( col) ’n Aît Imi à 2905 m. Après cette promenade , nous regagnons le gite d’Aït Ayoub, ou nous passons la nuit.

Aujourd’hui c’est l’anniversaire de Christine, amie de Chiraz, celle ci ne pouvant lui écrire me demande de le consigner pour témoigner de cette pensée amicale malgré la distance.

Journée du 20.05.2008 « Ascension du Col le Tizi (col)’n Aït Imi »

Lever à 5 h 00 du matin, déjeuner à 5 h 30 jusqu'à 6 h 00.
Le départ vers le col Tizi AÎT Imi 2905 m.

L’ascension du col va durer 4 h 30 , nous l’avons faite en temps et en heure. Certains d’entre nous éprouvent quelques difficultés, ce qui est compréhensible, vu que nous avons rarement l’occasion de faire une ascension à cette altitude.

Pendant le trajet de la montée, entrecoupée de deux pauses dont la première est la source des bergers (2400m) environ, nous n’arrêtons pas de regarder derrière nous pour observer une vallée luxuriante balayée par les rayons argentés du soleil , qui est de la partie et qui ajoute à la beauté des lieux un charme envoutant. Moh nous a rejoint avec la mule qui transporte le pique nique.

La deuxième pause est un peu plus loin , à une heure du sommet du col, et est la bienvenue.Nous l’apprécions tous malgré le fond d’air frais qui nous arrive du col, encore couvert d’une calotte de glace, vestige de l’hiver.

A 11 h 30 nous arrivons au sommet du col, moh a déjà mis deux couvertures au sol en guise de table et commence la préparation du déjeuner ( Salade mixte, Fromage, pain et melon en dessert ).

En attendant que Moh finisse de préparer le casse croute , les membres du groupe prennent quelques clichés de la Montagne. Daniel et Claude avec leurs zoom numériques font une moisson impressionnante de clichés pour le bonheur de tous.

Au sommet du col nous avons une vue splendide sur la longue chaine du M’goun. Après le déjeuner, nous avons tous ou presque cédé à l’appel du sommeil et nous nous laissons emporter par la douceur d’une sieste réparatrice.

La descente du col est plus raide et plus rapide. Le chemin est très escarpé. Lahoucine descend en courant par moment. Nous somme surpris de le voir dévaler la pente à une vitesse impressionnante. En vérité il y à quelques années il a eu un accident. Il a reçu un coup de sabot d’un mulet sur le genoux. Après une opération, il s’est retrouvé avec un genoux moins fonctionnel et moins souple. Et depuis il est obligé d’effectuer les descente à une vive allure.

Nous nous arrêtons au village d’Aït Imi pour visiter un moulin, mais celui ci est fermé. Nous continuons notre route vers le gite d’Aït Ayoub qui n’est plus qu’a quelques kilomètres.

A l’arrivée un thé à la menthe et une assiette de gâteux nous attendent. Une douche et une toilette Approfondies nous font le plus grand bien et nous débarrassent de la fatigue de la randonnée. Le diner est prêt et nous passons à la salle à manger pour nous retrouver devant un couscous bien garni de légumes bio de la vallée, avant le couscous nous avons eu le plaisir de déguster une soupe berbère faite de lait , semoule, huile d’olive tout accompagné de quelques dattes. C’est vraiment délicieux. En attendant le diner, Anne Estelle s’est tenté par l’envie du Henné et a commandé à la fille à Lahoucine, de lui décorer les mains avec une seringue de henné. Elle se retrouve privée de l'usage de ses mains pour le diner, Chiraz s’est drôlement bien occupé d’elle en la faisant becqueter comme un petit moineau. C’est un moment de franche rigolade.



Après le diner nous nous sommes retrouvé tous ensemble dans le séjour, ou Youssef, Daniel moi et Helene entreprenons une partie de carte, question de se détendre un peu avant d’aller au lit. Une heure plus tard il n’y a plus âme qui vive.

Journée du 21.05.2008

« Aït Ayoub- Tafenfent »
Réveil à sept Heures, nous avons l’impression d e faire une grasse matinée. Lahoucine nous informe sue le départ est a Huit Heures. Apres la toilette, nous déjeunons du pain chaud, du beurre , de la confiture d’abricot , de la framboise , du café et du thé. Le lait chaud est aussi sur la table.





A huit Heure, le guide sonne le départ vers Tabant « le centre administratif » qui est une petite bourgade situé a cinq kilomètres du Gite. Nous sortons nos bagages pour que les muletiers les chargent sur les mules avec le reste de l’équipement, car nous quittons le gite Aït Ayoub, pour un bivouac sur le plateau de Tafenfent à 2500 m prés d’une dolline.

Quarante cinq minutes plus tard nous arrivons à Tabant, ou nous faisons une halte de d’une demi heure. Le groupe se disperse pour découvrir les boutiques et vois s’il y a des articles intéressant a acheter, surtout de l’artisanat local. Moi ma seule préoccupation est de trouver une boutique pour acheter une carte de téléphone , après deux ou trois boutiques, les personnes a qui je demande le renseignement, m’indiquent la librairie, rien stock épuisé. Je trouve enfin une carte., mais pas de réseau….c’est pas de chance.
Anne Estelle achète un chèche pour se couvrir la tête du soleil, Helene achète un tapis Berbère. Anne Estelle et Helene ont écrit des cartes postales et veulent trouver des timbres pour les envoyer. La poste est fermée pour cause de Greve générale. Alors le Guide nous présente l’employé de la poste qui accepte de prendre les cartes et le montant des timbres pour les poster le lendemain.

Nos reprenons la route vers Aït Bououlli ,. Avant d’arriver a l’endroit d e la pause, Lahoucine nous montre sur la crête d’une colline le Marabout de sidi Moussa « Sidi moussa que les personnes atteinte de dépression nerveuse et le femmes qui ne peuvent pas avoir d’enfant visitent pour les uns pour guérir et les autres pour avoir des enfants, et d’après le guide les vœux des unes et des autres sont exaucés ». Nous nous arrêtons pour une ; pause orange et eau car il fait chaud. Apes la pause nous reprenons la route, Daniel voit des paysans qui labourent leur champs se dirigent vers eux pour prendre des photos, ils l’invitent a boire le thé et il prends quelques clichés avant de revenir vers nous et reprendre la route.
Vers 12 h 30 nous arrivons A Aït Bou Woulli pour déjeuner. La caravane des mulets est déjà arrivée, les cuisiniers ont préparé le repas et le thé que nous allons prendre a l’ombre d’un Noyer Géant dans le Hameau de Aït Moussa. Nos regard se tournent instinctivement vers le fond de la vallée pour contempler le col du M’Goun qui nous observe du haut de ses 4068 m.

Après une sieste de 1 h 30 nous reprenons notre ascension vers le plateau de Tafenfent à 2400 m à un rythme de 300 à 400 m à l’heure. Arrivés au sommet du col de Tafenfent, 3 h 30 plus tard, nous prenons i/4 d’heure de pause, pour reprendre notre souffle en attendant l’arrivée des mulets avec les bagages. Titine « c’est comme ça qu’Anne Estelle a décidé de Baptiser une mule », a du mal à monter , nous commençons a l’encourager pour continuer, il ne lui reste que quelques mètres pour atteindre le sommet « Aller Titine, vas y t’y es presque, avance, sois courageuse…c’est bien Titine, t’es la meilleure ». Enfin Titine donne un dernier coup de collier et la voilà au sommet. Le plateau de Tafenfent Atteint ¼ d’heure environ plus tard, nous commençons par planter les tantes et préparer nos affaires. Ensuite nous voila repartis ramasser du bois pour le feu de camps. Le feu allumé, Mohamed et Salah apportent les Tam-tam et entonnent des chants berbères rythmés par des danses appropriées.

Après le délicieux Tajine, Lahoucine, nous incite d’aller dormir car la journée qui nous attend va être éprouvante. Nous prenons une tasse de verveine chaude et nous regagnons nos tantes pour nous glisser sous dans les duvets et passer une nuit peuplée de rêves étoilés sur la plateau de Tafenfent.

Journée du 22.05.2008

Tafenfent – Ifri’n Aït Kherfalla (2160 m) – Ghougoult (1850 m)

Réveil a 5 h 45, le réveil sonne, mais moi et Daniel qui partageons al même tante, sommes réveillés depuis un moment. Nous craignions d’avoir froid car la température à 2400m fait une descente vertigineuse. Mais les duvet à notre grande satisfaction, ont fait preuve d’efficacité. Daniel s’est éclipsé de la tante pour aller prendre quelques photo, avant et pendant le lever du soleil. Mohamed le cuisinier , qui est un lève tôt aussi arrive avec une bassine d’eau chaude Nous faisons avec lui un brin de toilette rapide et nous voilà fin prêt pour le petit déjeuner. Daniel , Claude, moi et les autres émettons l’idée de déjeuner auprès du feu. Une grosse et large pierre, qui nous a servi la veille de chaise, nous sert ce matin de table. Eau chaude pour le café, confiture, miel, sachets de thé café et lait en poudre, sont déposés sur la table à côté du sucre et la corbeille de pain.
A 7 h 10 nous attaquons la descente vers la rivière qui nous sépare du col d’Ifri’n Aït Kherfalla ( 2160m)après la rivière nous attaquons très lentement la montée.

Lahoucine, a adopté un rythme qui permet à tout le monde de suivre sans difficulté. Cette montée est ponctuée de petits pauses de courte durée , le temps pour Lahoucine de nous montrer la végétation et nous expliquer la nature des arbres que nous rencontrons( Buis, chênes verts, Genévriers Rouges millénaires, Genévriers Thuriféraires, etc.….)

De loin nous apercevons la vallée de Ghougoult (1850 m), étape ultime de notre périple dans l’Atlas marocain « Demain nous serons là bas ? nous disait Lahoucine ». Pour l’instant nous nous dirigeons vers le point de ralliement pour retrouver le cuisinier et les muletiers , qui viennent de nous dépasser pour aller préparer le thé et le déjeuner.
Lahoucine sonne l’heure de la pause : orange, eau et fruits secs, auprès d’un genévrier millénaire « je dirai même royal, tellement il est beau, malgré les branchages qui s’entremêlent et s’entrelacent dans tous les sens , comme pour se soutenir les uns et les autres devant la rudesse du climat. »
Les appareils photo des uns et des autres saisissent cette vue imprenable de la vallée et la fixer sur leurs objectifs avant de fouler son sol ocre et sec. Face à la chaîne Takedid, après la pause, nous reprenons la route vers le repas « Marcher pour manger » diraient certains. Nous abordons une descente , assez raide, pour remonter quelques minutes plus tard et ensuite redescendre. Les genoux en prennent pour leur Grade. Anne Estelle me demande, si je connaissais l’origine de cette terre rouge. Je lui réponds que non. Claude prend le relais , pour se remettre en mémoire, ces cours de géologie ( 4eme) et lui explique d’une façon très détaillée le comment et le pourquoi. « il y a de beaux restes Mr Claude ». Après cette descente, nous arrivons vers le point du déjeuner.
Lahoucine a négocié l’achat de deux poulets vivant, avec une paysanne qui garde son troupeau, en prévision du diner. Deux poulet qui feront le bonheur du groupe.
Apres le déjeuner, sur l’herbe, Lahoucine nous fait reprendre la route, je dis nous fait, parce que moi, j’aurais fait une sieste sous cet arbre si feuillue et dont l’ombre me tente. Il nous informe que la descente va être très raide et que l’endroit en cas d’orage est assez dangereux.
Deux heures plus tard nous arrivons au bivouac. Mes tantes de cuisine et de messe sont déjà dressées. Les mules sont attachées aux noyers. Nous commençons par dresser nos tantes.
Apres avoir dressé les tantes et rangé nos affaires, nous nous égayions dans la rivière pour une toilette a l’eau fraiche, mais moins sommaire que le matin. Certains d’entre nous vont jusqu'à faire un brin de lessive. La rivière est très fournie en eau qui vient du Djebel Takedid.
L’exercice de la toilette s’avère très périlleux car on est jamais seul. Une nuée d’enfants nous suit partout dans la rivière, attirés d’une part par ces nouveaux visages qui arrivent et qui se dispersent selon les besoins tout au long de la rivière et d’autre part par ce qu’ils peuvent récolter en bonbons ou stylos ( deux articles dont les enfants raffolent).
En fin d’après midi, nous faisons une promenade dans le village. Lahoucine nous explique les rites funéraires, la toilette du mort, la mise en linceul et la prière du mort et la mise sous terre.La période de deuil dure quarante jours.

Journée du 23.05.2008


Ghougoult – Tizi’n Tarjliyt (2200m) – Tissent
Apres le petit déjeuner, pris au soleil et sous les noyers, nous prenons la route pour descendre la vallée ( La vallée Rouge)vers Ghougoult – Tizi’n vers Tissent ou nous allo passer la nuit avant le transfert a Marrakech, des membres du groupe qui rentrent en France.

Arrivés a Tissent et avant d’aller au Gite nous nous arretons devant la seule boutique du village dotée un Taxiphone. Il ne faut pas oublier que nous sommes su fin fond de la vallée Berbère et c’est d’ailleurs un exploit de trouver un Taxiphone à 2200 m. Le Taxiphone qui d’après ceux qui se sont aventurés a utiliser, nécessité oblige, marche mal, mais avale bien les pièces.
Nous commandons des boissons, en attendant que Claude et Lahoucine aient fini de téléphoner à l’aéroport pour confirmer le retour de Claude et d’Helène à Lyon dimanche matin.
Après Lahoucine nous conduit vers un autre gite ou la femme du propriétaire fait des articles en laine. Certains membres du groupe ont pu négocier quelques articles a prix intéressants. Apres quoi nous reprenons la route vers le gite de Tissent.

Journée du 24 .05. 2008 "descente de la vallée vers le retour"

le petit Dejeuner, préparé par Mohamed, nous attends sur la table, je sens un pincement au cœur de chacun, c'est la ligne droite vers le retour et la randonnée touche à sa fin.
Notre marche de ce matin va nous conduire vers le confluent de la vallée avec le bras de rivière qui descend de la vallée de Bouguemez. Point à partir duquel nous prenons le bus pour Marrakech. Quelques heures après notre départ nous arrivons au marché de Tissent, ou nous faisons un tour et ou quelques membres du groupe font des emplettes en épices et autres articles locaux.


Après cette halte au marché de Tissent nous reprenons notre marche qui va durer quatre heures.Et encore la piste, mais elle est plus praticable car elle est en voie de terrassement et le village de tissent qui est perché au flan de la colline
va être relié a la civilisation citadine par la future route.
Une pause au bord de l'eau est fortement appréciable, avant d'attaquer l'ascension. La fatigue commence à se lire sur les visages, surtout le mien..... Quand l'eau est fraiche , il faut se tremper le bout des pied, ça détend et rafraichit en même temps. C'est le bras de rivière qui descend de la vallée de Bouguemez.
Arrivés a l'endroit prévue pour la halte du déjeuner, en attendant le bus qui va nous ramener à Marrakech, Mohamed le cuisinier a étalé les couvertures et mis en place les ustensiles de cuisines pour la préparation du repas. Mohamed le muletier lui, s'occupe de préparer le Thé.

Au moment de la préparation du repas tous les membres du groupe ont participé à la pluche des légumes pour la salade. Ce fut un moment d'échange et de complicité avec les cuisinier et le groupe des muletiers. Après le déjeuner nous reprenons le Bus pour regagner Marrakech...........c'est la route du retour.